L’insuffisance cardiaque grave est une affection de longue durée (ALD n° 5 [1]
Un article de gérontologie clinique fait le point en 2012. Les coûts et la morbimortalité liés à cette pathologie - évolutive malgré les polymédication [2] - sont lourds, les auteurs passent en revue les recommandations officielles et tous les progrès médicamenteux, parfois négligés, :
- inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) ;
- bêtabloquants (BB) ;
- antialdostérones de type 2 (ARA2 ;
Atteints le plus souvent de polypathologies, les sujets âgés n’ont été que trop rarement enrôlés dans des essais cliniques. Cependant, la Société européenne de cardiologie (European cardiology society (ESC)) conseille d’utiliser les thérapeutiques disponibles pour :
- améliorer la qualité de vie ;
- réduire la mortalité ;
- réduire le nombre et la durée des hospitalisations ;
- ralentir la la progression de la maladie.
"Les IEC et BB ont montré une diminution de la morbimortalité dans l’IC systolique quel que soit l’âge".
Il semblerait que, sans avoir un effet notoire sur la survie, les IEC/ARA2 améliorent la qualité de vie (nombre hospitalisations réduites, atténuation des symptômes (en fin de vie, c’est le but également recherché)).
La nouveauté : une éducation thérapeutique du patient (ETP), bien menée, adaptée aux capacités intellectuelles du sujet (des troubles de type Alzheimer sont parfois associés à ces altérations vasculaires chroniques), ou bien à son aidant naturel :
- reconnaissance des signes d’alerte (en premier lieu la respiration limitée (dyspnée) mais aussi par exemple la rétention d’eau (chevilles gonflée), la fatigue, etc., Ndlr) ;
- observance médicamenteuse (intérêt des piluliers, Ndlr) ;
- surveillance du poids (rétention d’eau sournoise) ;
-
règles hygiéno-diététiques (toutes relatives chez le sujet âgé).
L’acquisition de ces compétences, le propre de l’ETP, chez la plupart des malades, serait un souhait des cardiologues pour "dompter" cette maladie chronique fréquente.