Des sujets d'actualité en éducation thérapeutique et télémédecine..
22 Novembre 2010
Les téléconsultations de néphrologie de l’association Calydial débuteront lors de la première quinzaine du mois de décembre
2010, annonce le Dr Agnès Caillette-Baudouin, directrice de l’association, dans un entretien à TICsanté. Ces actes seront "planifiés" en fonction des besoins de chaque patient et ne remplaceront
pas les visites mensuelles réglementaires, précise-t-elle.
Les patients pris en charge par l’UDM du centre hospitalier (CH) Lyon-Sud, à Pierre-Bénite (Rhône), pourront être examinés à
distance, en présence d’une infirmière, par les néphrologues du CH de Vienne (Isère) et de la clinique de la Roseraie, à Vénissieux (Rhône), à l’aide d’un chariot de télémédecine distribué par la
société BIRDS (Bright International Radiology and Dialysis Services), basée à Chamelet (Rhône).
Ce poste de travail mobile, fabriqué par la firme américaine Metro, intègre une solution de visioconférence multipoints
développée par l’éditeur Vidyo, situé à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Un premier exemplaire est installé au CH Lyon-Sud, les deux autres sites étant pour l’heure pourvus de webcams et de
postes de travail standard.
Les données sonores et visuelles transitent par un réseau privé virtuel spécifique, géré par l’opérateur Completel, qui
garantit un débit de liaison symétrique (SDSL) de 2 Mb/s, autorisant la pratique de la télémédecine dans "des conditions acceptables", assure Gérald Huguet, responsable informatique de Calydial,
contacté par TICsanté. "Le logiciel [de Vidyo] adapte la qualité de l’image selon l’encombrement de la ligne", indique-t-il.
Ce nouveau dispositif complète l’éventail des moyens techniques recommandés par la HAS "pour la mise en œuvre du système de
télédialyse", dans une note publiée en janvier 2010. Ainsi, Calydial utilise le progiciel de gestion de dossier patient Medial, créé par l’association ECHO (Expansion des centres d’hémodialyse de
l’Ouest), basée à Nantes (Loire-Atlantique).
De plus, Calydial possède 14 générateurs de dialyse équipés de l’application de contrôle à distance Nexadia, acquis auprès de
l’industriel allemand B.Braun, permettant de "remonter en temps réel les informations relatives au patient et à la machine pour que le médecin puisse suivre la dialyse depuis un site distant",
explique-t-il.
La téléconsultation s’ajoutera donc aux possibilités de télésurveillance et de téléassistance déjà disponibles. La
visioconférence sera aussi utilisée pour les réunions de personnels entre sites distants. L’association envisage de se doter "avant l’automne 2011" de deux chariots de télémédecine
supplémentaires destinés aux UDM de Vénissieux et Vienne, prévoit le Dr Agnès Caillette-Beaudouin.
Les centres d’autodialyse d’Irigny, Lyon (Rhône) et Sainte-Colombe-lès-Vienne (Isère) pourraient bénéficier de la même
technologie, après que Calydial aura vérifié "ce qu’apporte la télésurveillance en autodialyse", poursuit-elle.
La commercialisation prochaine d’une machine de dialyse de taille réduite (Selfcare+, du fabricant américain Quanta), ouvrira
des perspectives similaires dans le domaine de la dialyse à domicile, prédit-t-elle.
Reste néanmoins à financer l’activité de télédialyse. A ce jour, Calydial a investi "60.000 euros sur 3 ans" pour pouvoir
réaliser des téléconsultations, sans aide extérieure, souligne-t-elle. L'association espère désormais convaincre l’agence régionale de santé (ARS) de Rhône-Alpes de "valoriser les actes" de ses
salariés (5 médecins, 70 infirmières) et des praticiens employés par les établissements de santé partenaires.
La télémédecine "nous fera gagner en efficience dans notre propre organisation, en générant des gains de temps de travail et
en augmentant le taux de remplissage des unités" affirme-t-elle.
Par ailleurs, un second chariot de télémédecine sera bientôt mis en service dans une maison de retraite médicalisée du groupe
Repotel-Clinalliance, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), annonce Michel Botton, président de BIRDS, interrogé par TICsanté.
Des négociations seraient en cours pour la livraison de plus de 20 autres spécimens et le dirigeant table sur une centaine de
ventes en France en 2011, "toutes spécialités médicales confondues